Le traitement de l'air remplit deux fonctions :
1. Porter et maintenir la qualité de l'air comprimé au niveau souhaité
2. La régulation (centrale) de la pression de la machine
Cela signifie qu'une unité de traitement de l'air peut littéralement être considérée comme le cœur d'un système pneumatique bien fonctionnel. Mais que signifient concrètement ces deux tâches principales?
L'air comprimé pur n'est composé que de molécules d'air pures, soit environ 1 % d'argon, 21 % d'oxygène et, en grande majorité (78 %), d'azote. En pratique, toutefois, l'air qui nous entoure est plutôt pollué. Les principaux types de pollution, qui nuisent aussi au fonctionnement d'un système pneumatique, sont l'humidité ainsi que les microparticules de poussière, de suie et d'huile.
Lorsque l'air est comprimé, ces contaminants le sont également. Ils circulent ensuite avec l'air comprimé jusqu'aux composants pneumatiques, où ils peuvent causer des problèmes inutiles. Les particules solides, en particulier, peuvent entraîner de l'usure et des dommages, tandis que l'humidité peut provoquer de la corrosion, mais aussi favoriser la croissance de micro-organismes. Dans le pire des cas, un encrassement excessif finit par causer des arrêts. Dans les cas moins graves, il nuit au rendement : l'efficacité du système diminue, la précision se dégrade et la consommation d'énergie augmente. Globalement, cela entraîne un fonctionnement peu fiable de la machine, une disponibilité réduite et, au final, des coûts d'entretien plus élevés.
La qualité de l'air comprimé est décrite dans la norme ISO 8573-1:2010. La première partie de la norme définit la qualité de l'air comprimé en fonction des teneurs maximales en particules de poussière, en eau et en huile pouvant être présentes dans l'air. De plus, la norme définit les classes de qualité de l'air comprimé selon :
En fonction de ces trois types de pollution présents dans l'air comprimé, la qualité peut être classée selon un tableau de référence. Chacun des trois polluants mentionnés ci-dessus reçoit sa propre valeur dans la désignation. Par exemple, l'exigence minimale précisée par Festo pour les applications standards est [7:4:4]. Ici, le premier chiffre correspond à la classe de taille des particules et à la quantité de particules par unité de volume ([7] = 5 à 10 mg/Nm³), le deuxième chiffre à la teneur en humidité ([4] ≤ 3 °C de point de rosée sous pression) et le troisième chiffre à la teneur en huile (≤ 5 mg/Nm³).
La deuxième fonction essentielle de l'alimentation en air est la régulation (centrale) d'une machine ou d'un composant. En voici des exemples :
Afin d'atteindre la qualité d'air comprimé souhaitée et de pouvoir commander la machine de façon fiable et précise, l'alimentation en air doit être constituée de composants spécifiques. Festo a donc conçu ses unités d'alimentation en air selon une approche modulaire. Cela permet de combiner tous les composants nécessaires entre eux et, au besoin, de les remplacer ou de les interchanger en fonction des exigences de l'application ou de l'environnement, même lorsque celles-ci évoluent. De cette façon, toutes les fonctions peuvent être regroupées de manière compacte en un seul endroit dans la machine.
Dans un prochain article de blogue, où nous aborderons la composition d'un système de traitement de l'air, nous approfondirons ce sujet.