Délices à huis clos
Manger, boire et emballer vont main dans la main.
Notre vie moderne serait impensable
sans aliments recherchés ni emballages efficaces. Quelques exemples empruntés aux deux
domaines donnent un aperçu surprenant du monde des délices à huis clos.
Le saviez-vous ?
Dur à cuire
Le PET ou polyéthylène téréphtalate est
indissociable du monde de l’emballage. Sa
production mondiale se monte à quelque
40 millions de tonnes par an. Extrême-
ment léger, incassable et recyclable, il
sert à fabriquer des bouteilles, des films,
des produits médicaux, des textiles et des
contenants de cosmétiques.
Génial casse-tête
La nature nous montre comment faire : un
emballage astucieux est celui de la noix
de coco, qui fait partie des fruits les plus
résistants qui existent. Elle tient le coup à
la chute du haut du cocotier grâce à une
douce couche fibreuse de cellulose. Sa
coque dure la protège des parasites et de
l’eau salée. Dessous, une membrane élas-
tique empêche la chair du fruit de perdre
son humidité.
Politique de l’autruche
Les œufs d’autruche respirent et se défen-
dent des micro-organismes par la micro-
structure de leur coque. Des chercheurs
ont transposé ces deux propriétés à un film
d’emballage alimentaire bionique. Il cède à
l’extérieur le gaz naturel de maturation des
fruits, l’éthylène, et maintient ainsi plus
longtemps leur fraîcheur. Des nanoparti-
cules protègent en outre des phénomènes
de décomposition.
Manteau de longévité
L’écorce des séquoias est considérée
comme un emballage naturel extrêmement
polyvalent. Elle protège l’intérieur du tronc
du froid glacial et de l’extrême chaleur des
incendies de forêts nord-américains. Elle
produit en outre un insecticide naturel re-
poussant les parasites. L’âge de ces arbres
peut ainsi atteindre 3 500 ans.