2011
trends in automation
26-27
L
e Canada est pour beaucoup le pays
des rêves. Ils viennent du monde
entier chercher au Nord du 49e
parallèle leur liberté et leur bien-
être. L’immensité quasi infinie du pays
exerce une force d’attraction magique. La
plus grande extension est-ouest est de
5.514 km, la plus longue distance du nord
au sud de 4.634 km. Les côtes du pays de
l’érable ont une longueur incroyable de
202.080 km. Beaucoup de place pour les
quelque 34 millions d’habitants, dont 3,4
se partagent un kilomètre carré.
Mais même des villes prospères comme To-
ronto offrent à beaucoup de gens un cadre
de vie de très haute qualité. Les impulsions
et qualifications des immigrants ne sont
d’ailleurs pas étrangères à la prospérité de
l’économie. Celle-ci a fait preuve de quali-
tés impressionnantes d’endurance au cours
de la dernière récession mondiale, et ce
bien que la presse internationale se plaise
à qualifier le Canada d’« ennuyeux ».
Étoile au firmament de l’économie
Le deuxième pays du monde par sa
superficie s’est mieux tiré de la récession
mondiale que tous les autres pays du G8.
Le Canada n’a pas ressenti la crise immo-
bilière et financière avec autant de vigueur
que son voisin du Sud, les États-Unis, loin
s’en faut. Le caractère conservateur de la
réglementation bancaire et des pratiques
de prêts hypothécaires en vigueur au
Canada ont évité les faillites. Les banques,
soucieuses de la sécurité, ont continué
à accorder des crédits aux entreprises
comme d’habitude.
Quand la récession a atteint le creux de la
vague et que la relance s’est instaurée, les
médias étrangers ont subitement redécou-
vert le Canada et ses riches réserves en
matières premières. « La sévère régle-
mentation financière et un nouveau boom
des matières premières ont fait passer
le Canada d’un pays “ennuyeux” au rang
d’étoile au firmament de l’économie », écri-
vait la revue britannique « The Economist »
en mai 2010.
Bonnes perspectives pour l’automatisation
Beaucoup d’industriels canadiens ont vu
dans la récession mondiale moins une crise
qu’un défi lancé à l’amélioration de leur
productivité et à la conquête de nouveaux
marchés. Ceux qui travaillaient déjà comme
équipementiers des industries de
Centre économique du Canada :
Toronto, sur le lac Ontario.